Résidences actuelles

Clio Simon en résidence au CRP/ - Artiste associée pour la saison 2019-2020
Clio Simon en résidence au CRP/ - Artiste associée pour la saison 2019-2020
© Camanchaca départ, Clio Simon, 2014

Clio Simon en résidence au CRP/ - Artiste associée pour la saison 2019-2020

Résidence à Douchy-les-Mines / septembre 2019 – septembre 2020

A partir de septembre 2019, le CRP/accueille l’artiste vidéaste Clio Simon en résidence sur son territoire. Diplômée du Fresnoy en 2015, cette artiste collabore régulièrement avec des anthropologues, des chercheurs mais aussi d’autres artistes. Dans ses réalisations, elle développe l’idée selon laquelle les hommes non seulement vivent en société mais fabriquent constamment de la société pour vivre. Son travail mêle imaginaire et réel, qui se retrouvent intrinsèquement liés pour interroger les fondements de notre société de façon politique et poétique.

Ses réalisations artistiques explorent l’image mouvement, elles sont résolument
hybrides et indisciplinaires.

 

Le projet d’exposition autour du bassin minier / décembre 2020 – mars 2021

À l’ère de l’Anthropocène, où la société en vient à se penser comme auteure de son environnement, certains peuples nous invitent à élargir le parlement des vivants à d’autres voix (celle de la montagne, des fleuves…). Ils nous invitent à réinventer notre conception commune du Progrès pour écouter les pensées de cette Nature qui nous parle, et porter cette parole sur la scène de la Justice afin que la Nature soit reconnue comme sujet de Droit.

Comment, en tant qu’artiste, participer à cette prise de parole ?

Comment retranscrire, en images et en sons, la langue oubliée des paysages qui
nous entourent ?

Ce paysage raconte ce qui a eu lieu « À l’époque », ce qui va avoir lieu « Ici, demain », et ce qui pourrait avoir lieu « Imagine si … » mais qui cependant n’aura pas lieu bien que logé et protégé au creux de nos imaginaires. L’artiste questionnera les visiteurs autour de comment protéger ce à quoi « nous » tenons collectivement. Un « nous » non pas identitaire, ni d’appartenance, mais bien un « nous » d’amour, qui défend une cause commune, s’invente et s’émancipe dans une démarche poétique.

Ici, en lien avec le contexte territorial du CRP/, il s’agit de s’appuyer sur les paysages miniers et leur histoire. Quels sont les discours dont fait l’objet le paysage minier ? Quels en sont les impacts ? Comment évolue le dualisme nature/culture ? Notre contrat social passe-t-il sous silence le monde ? Autrement dit, comment décidons-« nous » de cohabiter avec lui ? Quel est ce moment de l’histoire du monde que « nous » vivons ensemble ?

Le travail réalisé donnera lieu à une exposition monographique, présentée au CRP/ de décembre 2020 à mars 2021, qui réunira six œuvres : trois réalisées entre 2012 et 2019 ainsi que trois autres effectuées durant la résidence dans le bassin minier.

 

En parallèle à ce travail de recherche, Clio Simon accompagnera le centre d’art dans sa programmation culturelle et éducative à travers des rencontres, des conférences, des ateliers, des workshops…tout au long de la saison.

 

Pour en savoir plus :

Site internet de Clio Simon

BijaRi en résidence au CRP/
BijaRi en résidence au CRP/
Carro verde, 2016 © BijaRi

BijaRi en résidence au CRP/

Résidence prévue à Douchy-les-Mines du 12 au 25 mai 2019 avec Geandre Tomazoni et Mauricio Brandao du collectif BijaRI.

Le CRP/ invite le collectif artistique brésilien BijaRi basé à São Paulo à venir mener un projet participatif et collaboratif avec des habitants de la Ville de Douchy-Les-Mines sur le thème de l’engagement citoyen dans l’espace public, et s’intéressant aux conditions de mobilité et de circulation des habitants entre différents quartiers de la ville.

Le Grupo BijaRi est un collectif d’artistes, architectes et designers qui se sont rencontrés en 1997 alors qu’ils étaient étudiants à l’École d’architecture et d’urbanisme de l’Université de São Paulo. Leur champ de recherche s’intéresse aux luttes que mènent divers acteurs et groupes sociaux pour le « droit à la ville ». Le groupe travaille à une synthèse entre la pratique artistique, le design urbain et l’action politique à travers des projets se situant à l’intersection de l’art, de la critique spatiale et de la vie urbaine.

À l’aide d’un large éventail de ressources et de technologies, notamment campagnes d’affichage, cartographies, projections vidéo à grande échelle, installations, performances et VJing, BijaRi crée des actions dans des espaces publics, indépendamment des circuits établis de l’art. BijaRi s’intéresse aux frictions de ces réalités afin de créer de nouveaux lieux du politique et du poétique.

Les deux artistes seront amenés à travailler avec des habitants volontaires de la Ville, notamment membres du comité citoyens et usagers du Centre social Agora. Ils mettront en place, à l’occasion de leur résidence, des temps d’échanges et de workshop sur des thématiques qu’ils proposeront aux groupes pour habiter l’espace public, se questionner sur ses enjeux autrement à travers des stratégies d’interventions artistiques.

La pratique artistique de ce collectif s’articule à la ville, ses flux et ses communautés, en s’intéressant au potentiel de l’art relationnel comme moyen de produire des connaissances.

Le programme de résidence de BijaRi au CRP/ contribuera à nourrir leurs réflexions sur les formes de transmission et de médiation de l’art, leur condition d’étranger sur le territoire douchynois leur permettra de déplacer certaines visions sur ces espaces.

« En tant qu’urbanistes, nous sommes intrigués par les processus palimpseste de la formation et du remodelage des villes. Comment un paysage urbain se développe, quelles formes de vie collective ils promeuvent (ou nient). Quelles images, histoires et discours ils soutiennent ou effacent-ils et comment ces idées sont-elles inscrites dans l’environnement bâti?

Nous sommes particulièrement intéressés par l’exploration de la transition du Nord-Pas-de-Calais d’une industrie (minière) vers une économie de la culture, des loisirs et de la consommation. Comment les structures urbaines s’adaptent-elles à la fin d’un certain cycle productif? Sont-elles entrées dans un nouveau régime de production? Comment les souvenirs, les images et les monuments de ce passé récent résonnent et interagissent avec la mondialisation postindustrielle contemporaine. Ont-ils été (ou peuvent être) recyclés? Peut-on récupérer et réinterpréter des mémoires sociales inscrites dans ce paysage? Les souvenirs, en tant qu’objets, peuvent-ils également être recyclés? »

Le projet partira de cette réflexion sur la manière dont nous négocions, consentons et représentons à la fois la réalité et la mémoire. Pour ce faire, BijaRi étudiera la manière de se connecter à une communauté, un quartier ou un bâtiment spécifique.

L’exposition au CRP/ présentera les productions du collectif réalisées à l’occasion d’une résidence de travail au printemps 2019.

Différentes formes seront investiguées : affiches, sérigraphies, vidéos, photographies qui donneront naissance à des projets dans et hors-les-murs du CRP/.

http://www.bijari.com.br

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