Transmanche 8 / Escaut. Source océan

Jacques Vilet

Épuisé

« Avec une douce insistance, Jacques Vilet nous offre une poétique visuelle articulée sur la ligne d’horizon : ses paysages sont ceux d’un monde disparu où sans cesse les lointains reculent pour n’être plus qu’un pli entre ciel et terre. Ces espaces de méditation intérieure échappent à tout romantisme pour renvoyer l’homme à sa solitude. Jacques Vilet, remontant les anciens chemins des mariniers, nous propose une vision vigoureuse et déliée où la mélancolie des mondes engloutis sans cesse effleure. Laissés à eux-mêmes, hors de nous, ces paysages redeviendront des terrains d’aventure énigmatiques alors que les hommes, happés par le développement européen, se sont tournés vers d’autres systèmes de relation. »  Philippe Bazin

Année 1990-1991